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Maturité IA dans le secteur de l'installation

Un secteur qui fonctionne à deux vitesses

Le secteur de l'installation se compose de deux mondes qui posent rarement la même question. D'un côté, le travail physique : des monteurs qui posent des canalisations, raccordent des équipements, résolvent des pannes sur site. De l'autre, l'organisation qui l'entoure : planification, préparation du travail, administration, contact client, gestion des stocks. Le premier ne se laisse pas automatiser ; le second si, à des degrés variables. Ce rapport — beaucoup de travail manuel, avec une enveloppe organisationnelle qui traite de l'information — déterminera où la maturité IA peut croître dans ce secteur et où se situe la limite qui n'est pas résolue par un logiciel.

Cette enveloppe est plus grande qu'on ne le pense souvent. Bons de travail, enregistrement des heures, commandes de matériel, planification des monteurs, communication avec les donneurs d'ordre et sous-traitants : ce sont des processus qui se composent en grande partie de données et de règles de décision. Le fait qu'une organisation puisse en tirer parti ne dépend pas de la volonté d'innover, mais de ce qui existe déjà. Une entreprise qui planifie sur la base d'un tableau blanc et de coups de téléphone a un point de départ différent d'une entreprise disposant d'un système de planification qui collecte déjà des données sur les délais et la disponibilité.

Pourquoi les projets pilotes s'enlisent souvent ici

Les entreprises d'installation qui tentent l'IA commencent souvent par le visible : un chatbot pour les questions clients, un outil qui aide à établir des devis. Cela fonctionne temporairement, jusqu'à ce qu'il apparaisse que les données sous-jacentes ne sont pas cohérentes. Des codes de matériel qui diffèrent selon les sites, un enregistrement des heures qui se fait en partie sur papier, des données clients qui portent des noms différents dans trois systèmes — ce n'est pas un problème d'IA, c'est un problème de gestion des données qui précède l'IA.

La dimension organisationnelle joue également un rôle plus fort ici que dans le travail de bureau. Les entreprises d'installation travaillent souvent avec un noyau fixe et un groupe variable de sous-traitants ou de personnel temporaire. Qui décide d'un nouveau système, qui l'entretient, et si les monteurs saisissent eux-mêmes les données ou si cela est laissé au service administratif — ces questions déterminent si une application d'IA est portée par les équipes ou si elle vient s'ajouter en marge du travail. Un système choisi par le service administratif mais censé être utilisé par les monteurs sur le terrain s'enlise souvent sur cette transition.

L'infrastructure informatique comme point de blocage et opportunité

La nature physique du travail entraîne une exigence informatique spécifique : accès mobile, travail hors ligne sur des sites sans connexion, liaison entre le travail de terrain et les systèmes de bureau. Beaucoup d'entreprises d'installation ont partiellement construit cette infrastructure — par nécessité, non par stratégie d'IA — mais pas toujours de manière à ce que les systèmes communiquent entre eux. Un outil de planification et un système de facturation qui coexistent sans données partagées ne fournissent pas de base sur laquelle l'IA peut apporter quelque chose.

C'est là que ce secteur se distingue d'un secteur comme la santé, où la maturité IA dans le secteur de la santé est surtout freinée par la réglementation et la responsabilité, ou du commerce de gros, où la maturité IA dans le commerce de gros tourne davantage autour des données de stock et de commandes que de l'infrastructure mobile. Dans le secteur de l'installation, la question est plutôt : existe-t-il une vue d'ensemble cohérente d'une intervention, du premier contact à la livraison, ou cette information se disperse-t-elle dans des systèmes isolés que personne ne relie entre eux.

Ce que signifient ici les dimensions fondamentales

La mesure de maturité de hybridresourcing examine sept dimensions, dont l'organisation, l'infrastructure informatique et la gestion des données précèdent le reste. Dans le secteur de l'installation, c'est un ordre logique, non un choix. Sans données univoques sur le matériel, les heures et les clients, aucune application d'IA n'a rien de fiable sur quoi se construire. Sans infrastructure reliant le travail de terrain et le bureau, chaque application reste limitée à l'un des deux mondes. Et sans une organisation qui précise clairement qui est responsable des systèmes utilisés à la fois par les employés fixes et le personnel flexible, chaque initiative s'enlise dans le flou quant à la propriété.

Ce secteur partage en partie ce schéma avec l'industrie manufacturière et le secteur du transport. Dans la maturité IA dans l'industrie manufacturière, on retrouve également la combinaison de processus physique et d'enveloppe numérique, et dans la maturité IA dans le secteur du transport, la mobilité et la dispersion des lieux de travail constituent une problématique comparable. Quiconque travaille dans le secteur de l'installation reconnaît donc une partie de sa situation dans d'autres secteurs où beaucoup de travail se fait hors des bureaux, mais la combinaison spécifique de permis, de règles de sécurité et de connaissance des matériaux rend ici la dimension de gestion des données plus lourde qu'ailleurs.

Comme une session de mesure permet de faire évaluer la situation séparément par plusieurs personnes — un directeur, un planificateur, un monteur, un responsable informatique —, il devient visible si ces perceptions coïncident. Dans un secteur avec un tel écart entre le bureau et le terrain, cette dispersion est souvent plus grande que prévu, et c'est précisément cette dispersion qui est instructive : elle montre où une organisation est unanime sur son degré de préparation et où elle ne l'est pas.

Une fois la capacité établie

Cette page décrit si une organisation peut porter l'IA — si les fondations de l'organisation, de l'infrastructure et des données sont en ordre. C'est une question différente de celle de savoir quelle part du travail l'IA pourrait réellement reprendre. Pour répondre à cette question, le scan de travail de FTE TO AI calcule, tâche par tâche, quelle part du travail se prête à une reprise, en se basant sur ce que comporte précisément le travail et non sur le degré de préparation de l'organisation qui le porte. Qui veut savoir où se situe le secteur de l'installation ferait bien de garder ces deux questions séparées : d'abord si la base est en place, ensuite seulement quel travail peut réellement basculer.

L'outil permettant de réaliser cette mesure est en cours de développement. Toute personne souhaitant effectuer la mesure de maturité dès qu'elle sera disponible peut s'inscrire sur la liste d'attente.

Robbyde assistent van de volwassenheidsmeting

Vraag maar wat er moet staan voordat AI in uw organisatie kan landen.

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